Aljibes Medievales Siglo XIV.
Aljibe Fondero- Aljibe Somero
C/ Ramón y Cajal S/N.
44001 Teruel
Phone +34 978 602 810
Prix.
Adultes 1,30€.
Grups (moindres 20 personnes) 1,00 €.
Enfants entre 7 et 14 1,00€.
1,00€ réjoui.
Entrée librement pour les enfants en bas âge.
Programme.
Matins de 11:00 H à 14:00 H.
Après-midis de 17:00 H à 19:00 H.
L’Access s’est adapté pour les personnes handicapées .
LES CITERNES MÉDIÉVALES
INTRODUCTION
La ville de Teruel, fondée en 1171 par Alphonse II, est située sur une terrasse qui est proche des rivières Alfambra et Guadalaviar. L’emplacement sur une colline, typique de l’époque médiévale, favorisait la défense de la ville, mais ça rendait difficile l’approvisionnement de l’eau potable, parce que la rive du fleuve Turia était située extra-muros.
Quand on analyse le choix d’emplacement d’une nouvelle ville, il faut prendre en considération la situation stratégique de la ville, non seulement d’un point de vue défensif, mais encore en tant que nœud de communications entre le littoral méditerranéen et l’intérieur de la Péninsule Ibérique. L’altitude et la manque de l’eau dans le sous-sol rendait difficile la vie à l’intérieur de la muraille en cas de siège, parce que la ville ne disposait que de l’eau qui procédait de puits petits, insuffisants pour fournir de l’eau à toutes les personnes qui habitaient intra-muros. Cette situation de danger constant a conduit à une solution partielle de ce problème grâce au système d’approvisionnement de l’eau au moyen de la construction des citernes.
CONTEXTE HISTORIQUE
C’est le roi Pierre IV d’Aragon qui concède le rang de ville à Teruel en 1347, grâce à la fidélité des habitants de Teruel à la cause royale de Pierre IV pendant l’affrontement contre l’Union Aragonaise, qui a été définitivement vaincue pendant l’été de 1348, et parce qu’ils ont contribué de manière efficiente à l’extinction de l’Union Valencienne la même année. Teruel a fait valoir sa situation géostratégique entre les deux foyers rebelles de Saragosse et de Valence afin d’appuyer le roi Pierre IV.
Mais c’est pendant la guerre des deux Pierre (Pierre IV d’Aragon contre Pierre Ier de Castille) que la ville s’est éloignée du monarque. C’est en 1363 que les troupes de Pierre Ier arrivent aux portes de Teruel et qu’un juge de la ville, face au danger de la voir détruite par les troupes, décide d’ouvrir aux ennemis castillans la porte de Saint Michel. C’est pour ça que les Castillans ont pu contrôler toute la ville pendant quelque temps et que cette porte est aussi appelée Porte de la Trahison. Le monarque punit la ville en la privant de ses privilèges, jusqu’à ce qu’il pardonna la ville et qu’il rétabli ses privilèges. Grâce aux privilèges que le roi conféra à la ville, Teruel était la ville la plus importante de la communauté, elle avait droit de représentation à la Cour et la vie de la ville se régissait autour du texte législatif du Fuero de Teruel, qui contrôlait le domaine économique, politique et militaire. C’est pour ça que conserver les privilèges accordés par le roi était si important.
Un des problèmes les plus graves de Teruel était l’approvisionnement de l’eau, à cause d’une augmentation démesurée de la ville. Afin de solutionner ce problème, en 1374 le roi Pierre IV le Cérémonieux se voit obligé de construire trois citernes publiques, dont la fonction était de recueillir de l’eau de pluie. Ces citernes étaient construites sur des lieux stratégiques afin de profiter des dénivellations du terrain de la zone la plus haute de l’intérieur de la muraille et de conduire le plus grand numéro de litres d’eau à l’intérieur de les citernes. Le lieu choisi pour construire les citernes est la Place du Marché, qui est actuellement connue comme Place du Torico. On profita des dénivellations du terrain entre l’endroit le plus haut de la butte (le quartier juif) et la zone neutre des alentours de la Place du Marché pour canaliser de l’eau de plusieurs versants qui convergent sur ce lieu jusqu’à les sous-sol de la place.
Le responsable de diriger les travaux était Brahem Bellito, qui appartenait à une famille qui a réalisé quelques-unes des œuvres les plus emblématiques de l’art mudéjar à l’Aragon. À Saragosse ils participèrent à la construction du réfectoire du Couvent de Saint Dominique et, à l’intérieur du Palais de l’Aljaferia, à la construction de l’église de San Martin et des salons du Palais de Pierre IV.
La documentation consultée fait allusion à la construction de trois citernes. Deux citernes ont été localisées (Aljibe Fondero et Aljibe Somero), mais la troisième reste encore à être découverte. Ces deux citernes se trouvent dans le souterrain de la place de Carlos Castel.
La construction de ce réservoir d’eau s’initia en 1373, mais celle-ci fut interrompue étant donné que la voûte céda en tombant sur des ouvriers travaillant dans les citernes : vingt-trois personnes furent tuées. Cet accident et les constants affrontements guerriers qui ont lieu à la fin du XIVe siècle sont la cause du retard de la construction des citernes.
En 1411 on réalisa des travaux de nettoyage et de réparation dans les citernes. Après on décida de fermer la margelle de la place du Marché avec des charnières et un heurtoir, pour éviter que l’eau fût volée, protéger l’eau accumulée de toute contamination et contrôler la quantité d’eau que pourrait être extraite chaque jour.
Une fois finalisées les tensions entre Aragon et Castille grâce a la signature du traité de paix d’Almazan en 1375, la ville de Teruel perd son rôle géostratégique.
QU’EST-CE QU’UNE CITERNE ? À QUOI SERT-ELLE ?
En espagnol, le mot aljibe, qui est originaire de l’arabe, dénomme une citerne couverte par une voûte en berceau o légèrement en ogive faite en briques, qui sert à accumuler de l’eau destinée à la consommation humaine. Les citernes été remplies en dérivant l’eau de pluie ou en transportant ce liquide à l’aide de chariots et de tonneaux de rivières, de fontaines ou de canaux d’irrigation.
En général, les citernes sont faites de briques unies par du mortier de chaux. Les murs intérieurs sont recouverts par un mélange de chaux, sable, oxyde de fer, argile rouge et résine de lentisque, afin d’éviter des filtrages ainsi que la putréfaction de l’eau accumulée.
Les citernes étaient une œuvre relativement chère et seulement les gens les plus puissants pouvaient s’offrir le luxe d’en avoir. Le reste des personnes, à l’exception des gens chanceux qui avaient des bons puits, devaient se conformer à accumuler de l’eau dans des cruches ou jarres.
La construction d’un réservoir d’eau se doit au besoin d’emmagasiner de l’eau de pluie pour le temps de manque ou de siège. Traditionnellement, ces citernes ont été utilisées comme réservoir d’eau, mais pendant la Guerre Civile elle a aussi servie de refuge pendant les bombardements.
LES CITERNES : ALJIBE FONDERO ET ALJIBE SOMERO
Après avoir passé la réception, on arrive à la première citerne, qui est appelée Aljibe Fondero. Elle est couverte d’une voûte en berceau légèrement en ogive et elle se trouve sous la place centrale du Torico. Là, il faut faire attention à un seau en bois qui servait à extraire de l’eau de la citerne à travers d’un puits qui était à la place du Marché (actuellement place du Torico). Avant de passer à la deuxième citerne, vous pouvez accéder à la plate-forme inférieure, pleine de stalactites qui ornementent la voûte et les murs.
Dans le passage qui unit les deux citernes, vous pouvez observer une maquette de la localisation des citernes à l’époque médiévale. Sur le plafond vous pouvez contempler un fragment de la canalisation de l’eau, un tunnel en briques qui fait partie de l’œuvre de Pierres Vedel. Cette œuvre, du XVIe siècle, consistait en la construction d’un aqueduc-viaduc, appelé Les Arcs, qui apportait de l’eau de la source de La Peña del Macho jusqu’à la ville pour la distribuer aux plusieurs fontaines de Teruel.
Dans la galerie, vous pouvez contempler une exposition de photographie sur l’eau et les paysages naturels de la province, qui a été réalisée par l’Association Photographique de Teruel. Cette galerie, qui fait fonction de salle de réception des touristes, héberge aussi quelques audiovisuels sur la ville de Teruel.
La citerne qu’on appelle Aljibe Somero a été récemment réhabilitée : elle conserve le sol de céramique médiévale ainsi que le recouvrement de mortier rougeâtre des murs.
